
Chêne rouge
Quercus rubra
Teinte rosée à brun rougeâtre, grain ouvert et veines chevronnées bien marquées. Dureté Janka de 1290 lbf — un bois costaud, au caractère affirmé, idéal pour du mobilier robuste et des pièces qui doivent en imposer.
Chaque essence a sa couleur, son grain et son caractère. Voici les bois massifs que je travaille le plus souvent, et les différents types de coupe qui influencent leur apparence finale.

Quercus rubra
Teinte rosée à brun rougeâtre, grain ouvert et veines chevronnées bien marquées. Dureté Janka de 1290 lbf — un bois costaud, au caractère affirmé, idéal pour du mobilier robuste et des pièces qui doivent en imposer.

Quercus alba
Teinte brun doré à olive, grain plus fermé et plus stable que le chêne rouge. Dureté Janka de 1360 lbf, tanins naturellement résistants à l'humidité — un choix classique pour du mobilier haut de gamme durable.

Acer saccharum
Teinte blond pâle très uniforme, grain fin et serré, surface lisse. Dureté Janka de 1450 lbf — le plus dur des bois d'atelier, il met en valeur les finitions claires et résiste bien à l'usure quotidienne.
Photo : Stephen Ondich, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Fraxinus americana
Teinte blond clair à brun pâle, grain droit et prononcé, proche du chêne mais plus lumineux. Dureté Janka de 1320 lbf, avec une souplesse naturelle qui en fait un excellent choix pour les courbes et le cintrage.
Photo : Philipp Zinger, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Juglans nigra
Teinte brun chocolat riche, parfois pourprée, grain souvent ondulé. Dureté Janka de 1010 lbf — plus tendre que les autres essences d'atelier, mais noble et précieux, recherché pour le mobilier d'exception et les contrastes élégants.
Photo : Philipp Zinger, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Fraxinus americana, thermo-traité
Le frêne, chauffé à haute température sans aucun produit chimique. Le traitement le fonce en profondeur, le stabilise dimensionnellement et le rend plus résistant à l'humidité — une alternative naturelle aux essences exotiques foncées.
Une même essence peut prendre des allures très différentes selon la façon dont la bille est débitée. Voici les trois principaux types de coupe et ce qu'ils changent.
Débit radial, perpendiculaire aux cernes
La bille est débitée dans le sens du rayon, du cœur vers l'écorce. Le fil obtenu est très droit et régulier, avec parfois une belle maillure (surtout visible sur le chêne). C'est la coupe la plus stable dimensionnellement — les planches bougent peu avec l'humidité — mais aussi la plus coûteuse, car elle génère plus de perte de matière.
Débit tangentiel, le plus courant
La bille est débitée en planches parallèles, tangentiellement aux cernes de croissance. Le veinage obtenu forme des motifs en flammes très caractéristiques (« cathédrales »). C'est le débit au meilleur rendement matière — donc le plus économique — au prix d'un mouvement dimensionnel un peu plus marqué en largeur.
Placage déroulé en continu
La bille tourne sur un tour et une lame déroule une feuille continue de placage en suivant les cernes de croissance, comme on déroulerait un rouleau de papier. Le veinage est large et spectaculaire, en motifs continus. Ce procédé, à très haut rendement, sert surtout au contreplaqué et aux placages décoratifs, plutôt qu'au bois massif.